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[i 554]
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DE LA VILLE DE PARIS.
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en bon ordre et allerent en l'eglise dud. Sainct Denis; et estans entrez dedans le cueur d'icelle, sc feurent seoir lesd. Prevost des Marchans, Eschevins et Grellier es haultes chaizes dud. cueur;
au bout d'ambas d'icelles au costé senestre, leurs sergens ;
au dessoubz à costé, mess" les presidens de Sainct André, Mynart, Baillet et Seguier;
aucuns m" des Requestes et grant nombre de conseillers dc la Court de Parlement estoient assis au bout d'en hault et es environs es haultes chaizes, vestuz de leurs robbes d'escarlatte et [de] leurs chapperons fourrez;
au bout d'ambas estoient les Recteurs et suppostz de l'Université, tant de theologie, decret, medecine i]ue de droit, avec leurs bedeaulx el aultres officiers;
mess™ les gens du Roy es basses chaizes, le Grellier civil de la Court de Parlement et les huissiers de la Court devant eulx.
De l'autre costé éloient assis esd. haultes chaizes, du costé d'en hault, mess" les presidens des Comptes, c'est assavoir Luillier s1' de Boullencourt et Bailly;
les mes des Comptes au dessoubz esd. haultes chaizes;
les auditeurs des Comptes devant eulx es basses chaizes;
au bout desd, m" des Comptes esd. haultes chaizes estoit assiz mons' de La Place, president des Generaulx, vestu d'une robbe de velours noir;
et au dessoubz, les generaulx conseillers de la Court des Aydes en leurs robbes d'escarlatte sans chapperon; le bout desquelz unissant à monsr de Machau, estoit assiz joignant le Grellier de lad. Ville qui estoit au rencq desd. Prevost des Marchans et Eschevins. — Et est à noter que, à la descente desd. Corps Sainctz, le president Dauvet, vestu d'une pareille robbe de velours noir, estoit assis au dessoubz desd, conseillers generaulx joignant les officiers du Corps de lad. Ville;
mess" les gens du Roy, greffier de la Court desd. Aydes estoient au dessoubz d'eulx;
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aux basses chaizes, les sergens de lad. Ville, à costé de Mess" les Prevost des Marchans et Esche-
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vins.
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Tost après arrivèrent aud. cueur aucuns des generaulx des Monnoyes, ayant ung huissier devant eulx; montèrent cs haultes chaizes ;i l'endroit desd, generaulx et conseillers des Aydes, demandans place au m" des Ceremonyes qui leur feist'responcc qu'ilz trouvassent place où ilz pourroient; led. president de La Place monta une chaize plus hault qu'il n'estoit, ceulx de sa compaignée le suyvirent et feirent place d'une chaize au president de LaTorrelte, president des Monnoyes; et les autres generaulx demoureront debout et ne peurent avoir place.
Les religieulx dud. Sainct Denis commencerent à chanter letanyes et oraisons, et après marchèrent à la procession en l'ordre qu'i furent à la descente desd. Corps Saintz; assavoir :
la Croix alloit devant les religieulx novices;
après, marchoieut les religieulx prebstres;
après, estoient portés les benoistz Corps Sainctz par plusieurs Evesques;
après, marchoient mess" les Cardinault, Evesques et Archevcsqucs.
Après marchoit Monseigneur le Connestable, ayant son colier de l'Ordre ct l'espée en sa main.
Après, marchoit le Roy vestu de son vestement royal et le collier de l'Ordre.
Entre le Roy el Monseigneur le Connestable marchoit Monsr le Dauphin, portant la couronne ai main dextre ;
le Duc de Montpensier portoit le sceptre ti main senestre'1);
le Duc de Lorraine portoit la main de justice'2', ayans aussi leurs colliers de l'Ordre.
Après le Roy marchoit Monsr....., et Monsr de
Guise et plusieurs autres Princes et Seigneurs'3' en leurs colliers de l'Ordre.
Après, marchoit la Royne, Madame Marguerite et plusieurs Princesses et Dames de la Court.
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O «Le Duc de Montpensier- : Louis de Bourbon (i 51 3-158a); voir la note 7 da la page 90.
(2) "Le Duc de Lorraine» : Charles dit te Grand (154 3-1608) vivait à la Cour depuis le temps de l'expédition du Roi sur les Trois-Evéchés, au cours de laquelle Henri II, après avoir dépouillé de la régence de Lorraine la duchesse Christine de Danemark, nièce de Charles-Quint et veuve du duc François, avait fait préter serment au jeune duc Charles qu'il garda auprès de lui. Ce prince fut élevé à la Cour de France, d'où il ne revint dans ses Étals qu'en 1559, -prè- la mort du Roi dont il avait épousé la fille Claude. Dans uno lettre du 6 novembre 1552, le Roi donne au jeune duc de Lorraine la qualification de «son petit filz»; voir cidessus ari, XCV, page 69, et pour plus de détails nos Documents sur lo siège de Metz, publiés dans le Bulletin de la Société de l'Histoire de Paris, année 1885, pages 138 et suivantes.
t3' "Le Duc de Guise» : François de Lorraine, l'illustre défenseur de Melz : voir ci-dessus page 54, note 1.
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